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Burundi: Une cache d'armes découverte, des arrestations dans l'opposition

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Burundi: Une cache d'armes découverte, des arrestations dans l'opposition

Après l'infiltration et des affrontements entre un groupe armé et l'armée il y a trois jours dans le nord du Burundi, dans la province de Kayanza cette fois, une trentaine de militants d'opposition ont été arrêtés suite à la découverte d'une importante cache d'armes sur une colline de la province de Muyinga, dans le nord-est du pays. Et l'administration l'assure : tout cela est arrivé par hasard.


Dimanche matin, un groupe d’Imbonerakure, des membres de la ligue des jeunes au pouvoir, a arrêté un taxi-moto qui transportait un gros sac recouvert de boutures de patates douces. Ils ouvrent alors ce sac et y découvrent, selon des sources sur place, dix kalachnikovs et 38 chargeurs. Le motard, lui, aurait réussi à fuir.


Ces jeunes militants du parti présidentiel en réfèrent alors à la police qui décide de perquisitionner cette colline dans la province de Muyinga, quelque 280 kilomètres au nord-est de la capitale Bujumbura. Vingt autres kalachnikovs sont alors découvertes, explique Aline Manirabarusha, la gouverneure de cette province. C’est du jamais-vu, un coup de filet extraordinaire, le plus important jamais opéré de mémoire de policier.


La police a alors procédé à l’arrestation de 31 personnes, toutes membres du FNL d’Agathon Rwasa, le principal leader de l’opposition. « Ils étaient sur une liste découverte sur place d’un groupe de gens qui voulaient perturber la paix et la sécurité », justifie la gouverneure. Mais dans le camp d’Agathon Rwasa, on dément. On parle d’un coup monté dans le but de détruire la principale force d’opposition.


La nervosité des autorités burundaises s’explique par le fait que des rumeurs persistantes font état depuis plusieurs jours d’une infiltration de groupes armés en provenance d’un pays voisin dans cette zone frontalière du Rwanda et de la Tanzanie.


 ? La tension monte entre le Rwanda et le Burundi


Rien d'officiel, mais du côté des services de sécurité burundais, on ne mâche pas ses mots à l'égard du voisin du nord accusé d'armer, de former et de renvoyer sur le sol burundais des militaires dissidents et des jeunes recrues. Le gouvernement n'a jusque-là pas relayé ces accusations. Les enquêtes sont encore en cours, dit-on du côté de Bujumbura. Des membres de ce groupe ont été capturés, et les habitants interrogés. Le temps venu, assure encore un haut responsable burundais, «nous livrerons les résultats de ces investigations». Ce lundi, l'armée devrait en tout cas présenter à la presse des prisonniers. «Plus de 80», dit-on.


Le Burundi trouve cela «commode de chercher des responsables ailleurs», c'est ce qu'a dit à l'agence Reuters la ministre rwandaise des Affaires étrangères. « Il ne faut pas continuer de suivre toutes les rumeurs et de mêler le Rwanda à toutes les crises dans les pays voisins », explique un officiel rwandais. « Tout le monde sait, même les Etats-Unis leur avaient dit d'arrêter, mais ils n'ont rien voulu entendre », rétorque un responsable burundais.


Les accusations ne sont pas en sens unique. Kigali reproche notamment à Bujumbura d'accueillir sur son sol, voire de recruter des FDLR qui ont participé au génocide de 1994, une ligne rouge pour le Rwanda, explique un diplomate étranger. « On aurait besoin d'amortis de guerre ici, de combattants qui auraient aujourd'hui 45 ans et plus », se moque une source sécuritaire burundaise qualifiant d'excuses les accusations rwandaises.


Parmi les recommandations du dernier sommet de Dar es Salaam figure l'envoi au Burundi des experts du mécanisme de vérification conjoint de la Conférence internationale pour les grands lacs, CIRGL, pour vérifier la présence de FDLR sur le sol burundais.


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5 Commentaires

  1. Auteur

    Dgr

    En Juillet, 2015 (12:34 PM)
    votre president n a pas droit a un 3 eme mandant.
    • Auteur

      Reply_author

      En Juillet, 2015 (14:51 PM)
      comme dans beaucoup de cas en afrique, une personne parce qu'elle aime le pouvoir va ruiner tout un pays.il faut faire pression sur le president pour qu'il renounce a son 3eme mandate, il est trop bete.
    • Auteur

      Reply_author

      En Juillet, 2015 (18:10 PM)
      diabolisation ,complot,tout y passe.pour voler le petrole lybien ,on a diabolisé le grand panafricain khadafi et l'europe l'a assassiné.il veulent faire la même chose au burundi mais ça ne passera pas car le peuple est avec son président.
  2. Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2015 (12:38 PM)
    Oh j'suis le 1er
    Auteur

    Bota Fuggu

    En Juillet, 2015 (15:28 PM)
    A dire que j'étais a Muyinga au mois d'octobre passé. Une belle province sur la voie de développement. J'ai eu le privilège de diner avec la gouverneur, une brave Dame très proche de la population. Tout semble indiquer que ceci est un coup monté pour mettre ma pression sur l'opposition. le conflit ethnique et le controle des terres est le fond du problème au Burundi. Quel dommage pour ce beau pays qui semblait sortir la tête de l'eau du conflit interethnque.
    Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2015 (19:59 PM)
    On y prend pas garde, mais cette région couve un feu qui, s'il s'embrase donnera du fil a retordre a la communauté internationale. Je m'explique: 2016 sera l’année de tous les risques dans cette région. Du Congo Brazza, en passant par la RDC, le Rwanda, et l'Ouganda, tous ces pays ont la particularité de préparer des élections présidentielles a hauts risques et cela, personne ne semble y prêter attention. On attendra que la poudrière prenne feu pour venir "tenter" de rétablir la paix au moment ou des actions proactives pour désamorcer "ce foutoir" sont plus qu'idoines.

    Ce sera aussi par la faute de ces despotes mal éclairés qui ne sont mus que de leurs intérêts égoïstes. Apres le bordel, la communauté internationale jouera aux sapeurs pompiers, non sans piller cette régions aux richesses minières insolentes..a bon entendeur, petit mot !  :thumbsdown: 
    Auteur

    Anonyme Puut

    En Juillet, 2015 (22:30 PM)
    Il faut écarter tous les despotes . La faute aux blancs qui profitent de la situation d'instabilité

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