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Culture

VILLAGE DU FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NÈGRES : À la découverte d'un site aux allures de «camp de réfugiés»

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VILLAGE DU FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NÈGRES : À la découverte d'un site aux allures de «camp de réfugiés»

Le village du Festival situé à Ngor Virage ressemble à bien des égards à un «camp de réfugiés». En effet, entre chambrettes et nourriture servie à l'air libre à côté des toilettes et des poubelles, les festivaliers survivent tans bien que mal dans un vaste chantier au milieu des ouvriers qui essayent de finir les îlots toujours inachevés.

Trois jours après le démarrage du 3e Festival mondial des arts nègres, le village accueillant les festivaliers est toujours en chantier. Les invités venus de tous les coins de l'Afrique et de la diaspora cohabitent avec des ouvriers équipés de matériel de toutes sortes. À l’entrée du village, l'on se croirait dans une caserne à cause des forces de l'ordre postées un peu partout. Mais à l'intérieur, l'image est tout autre. L'ambiance n'est pas mouvementée en cette mi-journée du lundi. Seuls le bruit des camions-citernes qui servent l’eau, des camions de vidange et des appareils des soudure métallique brise le silence. Des hôtesses, dans leurs tenues de ville, vont et viennent, guidant ou orientant les visiteurs. 

Dans une partie du village, toujours en chantier, l'odeur de peinture gêne autant que la poussière qui envahit les lieux du fait des travaux, empêchant ainsi une bonne respiration. Parfois, en jetant un regard alentour, l’on est surpris d’apercevoir des ouvriers couchés à même le sol, plongés dans un sommeil profond, en dépit du tintamarre que provoquent leurs autres collègues en pleine action. Si des femmes de ménage font la ronde dans certains îlots pour nettoyer et mettre de l'ordre, des ouvriers toujours en activité se concentrent sur leurs tâches pour achever les autres îlots en construction. 

Au niveau des îlots déjà disponibles, c’est un autre décor qui s’offre au visiteur. Des bagages disposés çà et là dans les chambrettes bloquent le passage. Des serviettes, des habits étalés au soleil sur les balcons rappellent le campus universitaire. Les rares festivaliers trouvés sur le site sont cloîtrés dans les chambres. Les quelques étrangers qui osent mettre le nez dehors en cette mi-journée préfèrent se rendre à la plage pour faire face à l'océan. 

À l’autre bout du site, dans un vaste espace, des chaises et des tables sont disposées dans une tente au bord de la mer. C’est là qu’est installé le restaurant du village. L’espace est partagé entre plusieurs activités puisqu’il abrite aussi un centre d’information avec une connexion Internet Wifi, mais faudrait-il d’abord disposer d’un ordinateur pour pouvoir se connecter au monde. Car l’espace ne dispose ni d’ordinateurs, ni de postes radios, encore moins de téléviseurs. Les quelques occupants qu’on y rencontre passent le temps en discutant entre eux où en tapotant sur leurs ordinateurs portables, pour ceux qui en disposent en tout cas. 

Dehors, aux différents angles du village, des bornes-fontaines sont disposées. Et au moment où les peintres s’activent à mettre les dernières couches de peinture sur le préfabriqué qui doit servir de cuisine et qui est encore en état de chantier, non loin des toilettes, des équipes de cuisiniers sont à l’oeuvre. À l'air libre, entourés de poubelles, ils se hâtent pour mettre la dernière main au déjeuner qui doit être servi. 

C’est ce drôle de décor donnant un air de «camp de réfugiés» que présentait, hier, au moment de notre passage sur le site, le village du Festival. Et cela, dans la quasi-indifférence des festivaliers qui ne prêtent presque pas attention à ces conditions difficiles de séjour dans ce village encore et toujours en chantier. Des festivaliers qui parlent d’une étape transitoire et qui confient se contenter de ce qu’on leur offre pour le moment, faute de mieux. 

 

ISSA DIOP, RESPONSABLE ACCUEIL, HÉBERGEMENT ET RESTAURATION DU VILLAGE DU FESTIVAL : «Il n'y a pas de manque d'eau ici, elle coule à flot»

Issa Diop, responsable Accueil, hébergement et restauration du village du Festival situé à Ngor Virage, a formellement démenti certains festivaliers qui se plaignent d'une manque d'eau au niveau du village. Trouvé à son bureau, Issa Diop qui était en compagnie de ses collaborateurs a été catégorie. «Ce n'est pas vrai. L’eau ne manque pas ici. Parce que si c'était le cas, les 400 festivaliers ici présents viendraient se plaindre. Il n'y a pas de manque d'eau ici, elle coule à flot. Vous pouvez aller dans les chambres vérifier s'il n'y en a pas effectivement. Vous pouvez aussi regarder dehors, partout il y a des bornes-fontaines», a-t-il clamé. 

Pour étayer ses propos, M. Diop, qui lâche néanmoins qu’on n’est pas «dans un hôtel 5 étoiles», explique d'un ton ferme : «Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que les invités puissent être dans de très bonnes conditions. Les chambres sont nettoyées tous les jours par les ménagers, il y a des bornes-fontaines partout dans le village». 

Évoquant la gestion du site, il confie : «il y a les sapeurs-pompiers et les gendarmes qui assurent la sécurité. Il y a aussi une équipe médicale composée de 2 médecins et de 2 infirmiers qui font le relais. L'équipe de la Senelec est également là pour s'assurer que tout se déroule à merveille. Et grâce à Dieu, jusqu'à présent, il n'y a aucun incident. Vraiment tout est nickel. Je m'attendais à beaucoup plus de problèmes, mais tout va bien jusqu’ici. Et j'espère que cela va continuer jusqu'à la fin du Festival».


liiiiiiiaffaire_de_malade

12 Commentaires

  1. Auteur

    Alpha

    En Décembre, 2010 (05:15 AM)
    wow
  2. Auteur

    Korsiga

    En Décembre, 2010 (06:01 AM)
    et est le blême , ils accepent c non

    Auteur

    Neverland

    En Décembre, 2010 (08:00 AM)
    Disons le clairement, ce village est un coin pour putes!
    Auteur

    Mboup

    En Décembre, 2010 (08:10 AM)
    il faut arreter mentir ce site n a rien d un camp de refugies je travaille en de ce site
    Auteur

    Lebouc

    En Décembre, 2010 (10:11 AM)
    qui vivra verra lou way def boppam
    Auteur

    Bok Diom

    En Décembre, 2010 (10:13 AM)
    FESTMAN = Festin Mondial des Africains Noceurs
    Auteur

    Kor Kumba

    En Décembre, 2010 (10:35 AM)
    Sëriñ Jóob Yàlla a la tim te danga dee ba ndax kulu néfsin sayixatin màwtu bakkan bu mos dundu danga mos dee , waaw kuy woote ay sabarr toog di xoole ba ñéppu ñéw feññ ci mi fees dell gay sooga ray xarr ma ngay foore sabarya xam ngane yaw ku sagan nga lool waaye loolu jikoy sa' senegaal la leen keep moo leen di taxa tee la ana mooy laan seeti joongoma
    Auteur

    Tombon

    En Décembre, 2010 (11:06 AM)
    on aurrait pu prendre le temps de bien organiser le fesnam pour donner une bonne image du sénégal
    Auteur

    Feswomen

    En Décembre, 2010 (11:17 AM)
      <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">   :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha: 
    Auteur

    Dada

    En Décembre, 2010 (12:14 PM)
    Foutoire Maléfique des âmes noires
    Auteur

    Dji

    En Décembre, 2010 (13:13 PM)
    festival d'exploitation des sénégalais maudits par abdoulaye nakhkate bi
    Auteur

    C'est Du Mito

    En Décembre, 2010 (16:08 PM)
    c'est pas vrai ça!!!

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