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Economie

Dette publique: Un économiste de la BM évoque la situation du Sénégal

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Dette publique: Un économiste de la BM évoque la situation du Sénégal

Le Sénégal ne devrait pas avoir de problèmes à repayer sa dette publique, en raison d’une notation à risque bas de ses emprunts qui sont jusque-là soutenables, a soutenu, mercredi, à Dakar, l’économiste principal de la Banque mondiale pour le Sénégal, Julio Ricardo Loayz.

"C’est le seul pays en Afrique de l’Ouest qui a un risque bas de dettes élevées. C’est-à-dire que, repayer la dette publique pour le Sénégal n’est pas actuellement un problème, car elle soutenable", a-t-il dit.

M. Loayza s’exprimait lors d’un lancement officiel du rapport trimestriel de la BM sur les économies africaines.

"Il faut se préoccuper de deux choses’’ concernant la dette, à savoir "si on peut la repayer ou si on l’utilise bien. Ce sont les deux facteurs qu’on peut discuter pour le Sénégal", a-t-il estimé, avant d’ajouter toutefois que malgré "la croissance rapide" du Sénégal, la dette publique du pays "est en train de s’accélérer également".

"C’est qu’en 2017, la croissance de la dette s’est un peu freinée. Elle avait augmenté seulement autour de 60 à 61% du PIB, mais en 2016, elle avait poussé de façon assez rapide", a souligné l’économiste de la Banque mondiale.

Selon lui, la dette ne devrait à terme pas constituer ’’un problème pour le Sénégal’’, à condition pour le pays de conservant sa bonne santé budgétaire et sa croissance rapide espéré, a-t-il dit.

Il reste que malgré que le caractère soutenable de la dette publique du Sénégal, la situation du pays doit être nuancée, compte tenu de l’accélération du coût de la dette et de la révision du calcul du PIB initiée par le gouvernement. 

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4 Commentaires

  1. Auteur

    Gros Menteur

    En Avril, 2018 (01:19 AM)
    article daté du 8 avril 2018







    L’économiste principal du bureau de la Banque mondiale à Dakar, a sonné, hier, l’alerte sur le niveau trop élevé de la dette publique du Sénégal.

    Julio Ricardo Loayza, qui s’exprimait du lancement de la nouvelle édition du rapport Africa’s Pulse sur la situation économique de l’Afrique, confirme les préoccupations du Fmi de la semaine dernière sur le gonflement rapide de cette dette.

    Avec son endettement trop élevé, le Sénégal a intérêt à maintenir son niveau de croissance s’il ne veut pas s’enfoncer dans des difficultés économiques. C’est l’alerte lancée, hier, par Julio Ricardo Loayza, économiste principal du bureau de la Banque mondiale à Dakar. Il s’exprimait en marge du lancement de la nouvelle édition du rapport Africa’s Pulse, rapport trimestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies africaines. «La dette du Sénégal est soutenable mais il y a des nuances. Elle ne met pas en danger la stabilité du cadre macro-économique mais coûte cher», souligne Julio Ricardo Loayza. Selon lui, si on compare la dette avec les revenus de l’Etat, elle se situe autour du 10 % des revenus de l’Etat. Donc, le gouvernement est obligé de payer la dette au lieu d’utiliser cet argent dans le financement des infrastructures de base comme les routes, les hôpitaux, les écoles, etc.

    Le second point soulevé par l’économiste de la Banque mondiale, c’est le maintien du niveau de croissance. «On n’a pas de danger sur la dette si la croissance est maintenue. Parce qu’on a une dette qui pèse et un Pib qui grandit. Donc, le poids de la dette se dilue. Le problème, c’est ce qui va se passer si la croissance ralentit ou freine», s’interroge-t-il.

    Un autre danger de l’endettement public relevé par M. Loayza est lié à la structure de la dette. «40 % de la dette est en dollar. La monnaie du Sénégal est le Franc Cfa et il est lié à l’Euro. Donc, si le dollar bouge, on ne peut pas se couvrir avec cette dette. Si le dollar augmente, le coût de la dette augmente. Il y a beaucoup de risques sur cette dette», fait-il savoir.

    Cette alerte de la Banque mondiale vient conforter celle d’une autre institution de Breton Wood’s, le Fmi, la semaine dernière. Lors de la dernière revue de l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe), Ali Mansoor, le chef de la mission du Fmi étalait ses inquiétudes sur le surendettement du Sénégal. Mais, hier, le gouvernement a brandit un document de l’agence de notation Moody’s qui a procédé au rehaussement de la notation du crédit souverain du Sénégal qui passe de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable. Laquelle note révèle, selon les autorités, que les indicateurs de la dette du Gouvernement sont globalement conformes à ceux des souverains classés Ba3. Ainsi, relève le texte, bien que le taux d’endettement du Sénégal (60% en 2016), soit plus élevé que celui des pairs comparables (médiane de 45%), le ratio de la dette sur les recettes de 220% est plus conforme à la situation des pairs et que le coût moyen de la dette est plus favorable (3,5% contre 4,1%). Mais, Moody’s indiquait néanmoins que le niveau de la dette reste élevé, même s’il devrait décroître dans les prochaines années à la faveur de la réduction continue du déficit et des perspectives de croissance.

    Concernant le Plan Sénégal Emergent (Pse), nouveau référentiel des politiques publiques, l’économiste a tenu à noter quelques limites. «Dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, l’investissement public est très important mais il n’est pas utile si l’investissement privé ne réagit pas. Cela ne sert à rien s’il y a plusieurs routes et s’il n’y a personne qui les utilise. Cela ne sert à rien s’il y a plusieurs productions en électricité s’il n’y a pas d’industries pour consommer cette électricité. Et dans l’esprit du PSE, il faut qu’il y ait les deux», affirme-t-il. Non sans signaler que les réformes sont biens mais elles doivent être maintenues. Et pour cela, dit-il, il faut une bonne gouvernance, moins de corruption dans les services de l’Etat, un partenariat entre le gouvernement et le privé national, etc. «Au niveau de l’investissement général, on observe un effort de l’Etat du Sénégal de donner des critères techniques à la sélection et à l’exécution des projets. Mais ces critères techniques ne s’appliquent pas à tous les projets. Il y a un peu de projets importants pour le gouvernement, pour des raisons politiques», souligne-t-il.







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    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2018 (12:18 PM)
      ce n'est pas qu'on a une cotation or "investment grade rating" qu'on n'a pas de probleme de dettes! la crise financiere de 2007-2008, il y avait des entites avec des aaa ratings et qui par la suite ont fait un depot de bila! pareils aux sovereign ratings, beaucoup de pays avaient de bonnes ratings et ont eu par la suite des difficultes financieres! quand on procede a une analyse financiere, on regarde aussi the debt-togdp ratio, et le dsr ou debt service ratio actuels mais aussi on fait des projections de stressed scenarios! parexemple, vu que les etats-unis sont en phase de normalisation de leur politique monetaire et de retrecissement de leur bilan de leur bilan eleve, ca va entrainer des hausses de taux d'interets! en europe aussi, la european central bank, de son cote va temperer ses achats de bons du tresor en vue de se preparer a une normalisation, donc de hausse des taux! quand les taux montent, et on sait que le senegal a effectue des emprunts sur les marches europeens en devises etrngeres, qu'elle va etre l'impact sur le service de la dette et le reapiement de cette dette en euros? et ce gouvernement deboulonne ne semble pas etre mesure de gerer ces projections vu leur manque de discipline fiscale!
  2. Auteur

    Anonyme

    En Avril, 2018 (07:12 AM)
    ILS nous trompent. Nous resterons Leurs esclaves Encore d ici 100 ans
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2018 (10:32 AM)
      de qui parle-tu ? du gros $ale ou de ceux qui informent le peuple de la vraie situation catastrophique du pays ?
      essaie de faire le calcul du montant des contrats que $all a passé durant son mandat , les officiels et ceux passés sous silence ou de gré à gré , tu constateras de visu que nos générations futures paieront encore la dette abyssale d'aujourd'hui.
    Auteur

    Anonyme

    En Avril, 2018 (09:24 AM)
    J'ai peur qu'on dévalue encore du fait que MACKY ET OUATTARA sont en france des esclaves derriere france

    Auteur

    Expert

    En Avril, 2018 (10:31 AM)
    Il y a la dette visible et la dette invisible. Il y a 2 fois plus de dette non déclarée qu'il faudra aussi payer. Ce gars sait-il de quoi il parle. Qui n'a envoyé. Que quoi se mêle t- il? Ou a t'il appris l'économie et les finances de lEtat? Connait-il la.theorie de l'iceberg de la dette, qu'on apprend a un etudiant en 2eme année d'économie. Lamentable!!!!
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2018 (12:09 PM)
      bien vue et bien dit mon cher.
      le pouvoir de macky cache la vraie dette intérieure. les entreprises privées du sénégal croulent sous le poids de la dette intérieure. principalement le secteur du btp qui vivent une situation financière sans précédent.!!!!
    • Auteur

      Reply_author

      En Avril, 2018 (12:09 PM)
      bien vue et bien dit mon cher.
      le pouvoir de macky cache la vraie dette intérieure. les entreprises privées du sénégal croulent sous le poids de la dette intérieure. principalement le secteur du btp qui vivent une situation financière sans précédent.!!!!

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