Jeudi 27 Février, 2020 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Faits-Divers

Cinq ans de travaux forcés pour une femme qui avait étranglé son bébé

Single Post
Cinq ans de travaux forcés pour une femme qui avait étranglé son bébé

La Cour d’assises de Dakar a condamné, jeudi, Astou Sow dite Ndéye Sow à cinq ans de travaux forcés pour le crime d’infanticide, a constaté l’APS.

 

Elle a été reconnue coupable d’avoir volontairement tué son nouveau-né de sexe masculin.

 

L’accusée Astou Sow avait quitté son domicile conjugal à Pikine pour retourner chez sa sœur à Rufisque, après avoir eu un différend avec son mari auprès de qui elle déclare avoir subi des violences conjugales.

 

‘’Mon mari me maltraitait. Il ne me donnait même pas le prix du petit déjeuner’’, a expliqué, Astou Sow pour justifier son crime. ‘’Il me reprochait de lui avoir porté la poisse. Je n’avais plus aucune affection pour lui’’, a ajouté, Astou Sow très évasive dans les réponses qu’elle fournissait.

 

‘’En ce moment, j’étais enceinte mais je ne le savais pas de même que mon mari’’, a-t-elle affirmé devant la barre de la Cour d’Assises de Dakar

 

Les faits objet de la procédure ont eu lieu le 22 septembre 2008 lorsque Latyr Dione a informé le commissariat de Rufisque de la découverte d’un corps sans vie d’un nouveau-né dans la fosse sceptique de leur domicile.

 

Le constat a permis aux policiers de savoir que le corps du nouveau-né de sexe masculin était en état de décomposition et présentait autour du cou des traces de strangulation.

 

Sa tante, Fatou Fall a soutenu à la police que cela ne pouvait être que l’œuvre de Astou Sow car tout le quartier parlait de sa grossesse.

 

Sa tante et son mari de même que sa grande sœur, Marème Sow, ont été interpellés car l’accusée s’était déjà enfuie. Mais ceux-ci finiront par bénéficier d’un non-lieu en ce qui concerne la complicité d’infanticide.

 

Elle sera interpellée plusieurs mois après à Kébémer. Devant les policiers, elle explique que, ne voulant pas que l’enfant crie, elle l’a étranglé. ‘’Je l’ai couché jusqu’au petit matin avant de le jeter dans la fosse sceptique’’, a-t-elle ajouté.

 

Ayant quitté la maison de sa sœur le jour de l’accouchement vers 21 heures, elle va accoucher seule dans sa chambre. ‘’Je l’ai jeté dans la fosse sceptique, sans réfléchir’’, a-t-elle dit.

 

‘’J’avais peur depuis le début. Je ne savais que j’étais enceinte. C’est pourquoi je n’ai pas fait de visites prénatales’’, a-t-elle souligné.

 

Ces explications n’ont pas enregistré l’assentiment des juges qui n’ont visiblement pas compris cette version de l’accusée qui, en réalité, en est à sa deuxième maternité. Elle est mère d’une fille née d’un premier mariage et aujourd’hui âgée de sept ans.

 

‘’Je vous jure que j’ai su que j’étais enceinte le jour de l’accouchement. Je n’ai même pas cherché à savoir le sexe de l’enfant’’, a-t-elle soutenu devant la barre.

 

L’avocat général a, dans ses réquisitions, affirmé que ‘’cette situation est bizarre. Comment peut-on porter un enfant pendant neuf mois sans le connaître alors qu’on a été enceinte une première fois’’.

 

Selon Amadou Seydi, ‘’Astou Sow s’est évertuée à masquer sa grossesse malgré les rumeurs qui circulaient dans le voisinage’’.

 

‘’Elle a attendu que tout le monde se couche pour accoucher, se débarrasser de son enfant et revenir nettoyer de fond en comble la chambre pour éviter tout soupçon’’, a-t-il expliqué.

 

Convaincu que l’accusée a bel et bien eu l’intention de donner la mort à son enfant, le représentant du ministère public a requis une peine de dix ans de travaux forcés.

 

Son avocat va soutenir tout le contraire. Selon Me Nafissatou Diouf Mbodj, c’est une enfant qui n’a pas été chanceuse dans la vie. Elle a été privée d’amour maternel, élevée par sa sœur qui n’avait pas suffisamment de moyens mais qui a tout fait pour lui donner une bonne éducation.

 

Elle a demandé à la Cour d’être compréhensive et clémente envers cette enfant qui s’est mariée pour la première fois à l’âge de 18 ans, qui a été veuve avant d’être abandonnée par son second mari, Mbaye Diagne.

 

Me Mbodj a demandé à la cour de tendre la perche à cette femme âgée seulement de 25 ans afin de lui permettre de réintégrer la société.

 

Après délibération, la Cour a condamné Astou Sow à cinq ans de travaux forcés. Il lui reste deux ans à purger car ayant étant sous mandat de dépôt le 21 janvier 2009.


liiiiiiiaffaire_de_malade

4 Commentaires

  1. Auteur

    Pap

    En Janvier, 2012 (21:35 PM)
    et dire que abdoulaye wade veut gracier toutes les femmes détenues, comme si seuls les hommes comettent des délits graves, wade est un vrai ndjombor qui aime verser dans le populisme. que DIEU nous aide á nous 'en débarrasser
  2. Auteur

    Xwx

    En Janvier, 2012 (08:30 AM)
    en principe elle a droit à la journèe sans femmes en prison, je crois les juges doivent aller en retraite anticipée,
    Auteur

    Ufc

    En Janvier, 2012 (10:00 AM)
    cruel, atroce...
    Auteur

    Ya Ko Tay

    En Janvier, 2012 (09:37 AM)
    wade dafa crazyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy

    • Auteur

      Bira

      En Janvier, 2012 (00:32 AM)
      ce n est pas juste k toutes ces femmes accroupissent dans les prisons
      on doit interroger la famille, ce n est pas normale k les familles abandonnent leur filles comme ca dans la nature
      l arrivee d un enfant quelque soit la mamiere doit etre accueillie a bras ouvert dans la fammille on ne sait jamais demain

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse
Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email