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International

La fiancée de Jamal Khashoggi qualifie le verdict saoudien de

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Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste assassiné Jamal Khashoggi, au Capitole à Washington, le 3 mars 2020
Un tribunal saoudien a annulé lundi, dans un verdict final, les cinq peines capitales prononcées pour le meurtre de Jamal Khashoggi, journaliste critique du pouvoir. Huit condamnés ont été accusés à des peines allant de 7 à 20 ans de prison. Un verdict loin de satisfaire ses proches ou la communauté internationale.

"La communauté internationale n'acceptera pas cette farce", a tweeté la fiancée de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz. La fiancée turque du journaliste saoudien assassiné en 2018 s'est offusquée après le verdict final prononcé le 7 septembre à Riyad, en Arabie Saoudite.

Un tribunal saoudien a annulé lundi les cinq peines capitales prononcées pour le meurtre du journaliste critique du pouvoir Jamal Khashoggi, condamnant huit des onze accusés à des peines allant de sept à 20 ans de prison. Un verdict est loin de satisfaire tout le monde. 

Hatice Cengiz accuse Riyad de clore ce dossier sans que l'identité de réels commanditaires du meurtre ne soit connue. "Les autorités saoudiennes ont clos ce dossier sans que le monde sache la vérité sur qui est responsable du meurtre de Jamal." "Le verdict rendu en Arabie saoudite est une totale moquerie de justice", a-t-elle ajouté, se disant "plus déterminée que jamais à se battre pour que justice soit rendue à Jamal".

Collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi a été assassiné et son corps découpé en morceaux en octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il s'était rendu pour récupérer un document. Il était alors âgé de 59 ans et ses restes n'ont jamais été retrouvés.

"Une parodie de justice"

L'experte de l'ONU ayant enquêté sur l'assassinat du journaliste a affirmé pour sa part que les verdicts saoudiens dans cette affaire n'ont aucune "légitimité juridique ou morale".

"Le procureur saoudien a joué un nouvel acte dans cette parodie de justice", a affirmé dans un tweet la rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, dont l'avis n'engage pas l'ONU. "Ces verdicts (...) ont été rendus au terme d'un processus qui n'était ni équitable, ni juste, ni transparent", a-t-elle affirmé.

"Si les institutions judiciaires en Arabie saoudite ne sont pas en mesure de rendre justice pour Jamal Khashoggi, la vérité peut encore être établie et dite", ajoute-t-elle tout en saluant l'annulation des peines capitales.

Un verdict loin de "satisfaire les attentes de la communauté internationale"

Le verdict "est loin de satisfaire les attentes de la Turquie et de la communauté internationale", a pour sa part écrit sur Twitter Fahrettin Altun, porte-parole de la présidence turque. "Nous ne savons toujours pas ce qu'il est advenu du corps de Khashoggi, qui voulait sa mort ni s'il y a eu des complices locaux – ce qui met en cause la crédibilité" du procès, a ajouté le porte-parole.

La justice turque a commencé début juillet à juger par contumace 20 Saoudiens, dont deux proches du prince héritier, l'ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l'ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, identifiés comme les commanditaires du meurtre.

Le premier a fait l'objet d'une enquête en Arabie saoudite mais n'a pas été inculpé "en raison de preuves insuffisantes" et le second, mis en accusation, a été acquitté pour les mêmes motifs, selon le parquet saoudien.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a quant à elle estimé que ce procès n'aura pas permis de connaître la vérité sur ce crime. "Le procès s'est tenu à huis clos et n'a donc pas respecté les principes élémentaires de la justice" a rappelé le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.

"Ce procès sans public ni journalistes n'a pas permis de connaître la vérité et de comprendre ce qui s'est passé le 2 octobre 2018 au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul [où Jamal Khashoggi a été assassiné, NDLR] et qui avait donné préalablement l'ordre de commettre ce crime d'État", a-t-il ajouté.


1 Commentaires

  1. Auteur

    Yarou

    En Septembre, 2020 (18:22 PM)
    Il faut juste actionner la CPI pour enquêter sur cette forfaiture et cette parodie de justice. pour moins que rien on décapite des personnes jugées dans ce pays et pour plus grave on assigne des peines de prison frisant le ridicule. Le vrai Commanditaire n'est jamais inquiété et tire toujours les ficelles pour que ses acolytes soient épargnés de la peine capitale et que lui même s'en sort ragaillardi. une justice à double vitesse pour un pays qui applique la charia!!! doit il y avoir application de la Charia pour les uns et non pour les autres? question à double tranchants!!!!

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