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Politique

CONTRÔLE SUR LA BAISSE DES PRIX DES DENRÉES DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ : 78 commerçants récalcitrants interpellés à Pikine

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CONTRÔLE SUR LA BAISSE DES PRIX DES DENRÉES DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ : 78 commerçants récalcitrants interpellés à Pikine

Les sanctions brandies par l'État contre les commerçants qui refusent de baisser les prix des denrées de première nécessité sont en train de porter leurs fruits. La visite effectuée hier au Service du commerce intérieur de Pikine a permis de faire le point. Selon Alioune Ndiaye, le chef de service, l78 commerçants récalcitrants ont été interpellés, des tonnes de sucre et des produits périmés saisis.

Des commerçants continuent toujours de tenir tête au gouvernement qui par arrêté N°001084 du 01 février 2011 a pris la décision de baisser les prix des denrées de première nécessité. De l'avis du chef de Service départemental du commerce intérieur de Pikine, «la mesure est effective à Pikine malgré la persistance de quelques commerçants récalcitrants». Il estime que depuis le 04 février dernier, date de l'entrée en vigueur de l'arrêté fixant la baisse des prix des denrées de première nécessité, une «opération coup de poing» a été menée dans le département de Pikine en étroite collaboration avec les agents de la Direction et des forces de l'ordre. Le constat, selon Alioune Ndiaye, est que «les prix ont été plus ou moins appliqués par certains commerçants. Mais on peut dire dans l'ensemble, grâce à la campagne d'information du ministre du Commerce, que la mesure est effective dans le département de Pikine». Faisant le bilan du contrôle, le chef du Service du commerce intérieur du département de Pikine souligne qu'ils ont rendu visite sur le terrain à 142 commerçants. 78 ont été interpellés et 34 affaires ont été dénouées. Le montant des contraventions se chiffre, d'après Alioune Ndiaye, à 825 000 F Cfa. Avant de préciser :«le reste des dossiers est en cours de traitement». Pour ce qui est des denrées saisies, le chef de service énumère : «35,5 kg de lait en poudre, 114,2 kg de tomate, 3,840 tonnes de sucre et 34 bonbonnes de gaz de toutes les dimensions confondues ont été saisies». Avant de préciser : «bien avant la baisse des prix, on a effectué des descentes multiples, ce qui nous permis de saisir 37 tonnes de sucre et 35 bonbonnes de gaz». Il faut y ajouter, selon Alioune Ndiaye, «une importante saisie de produits périmés et de contrefaçon avoisinant les deux tonnes». Il compte sur l'appui du ministre du Commerce pour leur destruction. Toutefois, le chef de service déplore le manque de moyens de sa structure pour opérer un contrôle efficace de l'application des prix au quotidien. Quant aux revendications des commerçants sur le manque de communication du ministre du Commerce et l'effet immédiat de la décision prise par le gouvernement, Alioune Ndiaye est d'avis que c'est un alibi qui ne tient pas la route, car, souligne-t-il, «la tendance est à la hausse et à chaque fois qu'il y a hausse, les commerçants s'alignent automatiquement. Quand il y a baisse, ils sortent des alibis pour se défendre. Ils veulent à chaque fois gagner à tous les coups».

170 tonnes de marchandises saisies à Dakar en 72 heures

L’application effective des nouveaux prix fixés d’autorité par le gouvernement de Me Souleymane Ndéné Ndiaye, à travers un arrêté du ministre du Commerce, bute sur la réticence de certains commerçants établis sur le territoire du département de Dakar. Le ministre du Commerce, Amadou Niang, qui a effectué une visite inopinée dans certains quartiers de la capitale, en compagnie de son staff technique, a lui-même constaté qu’il y a encore des récalcitrants qu’il va falloir obliger à se plier à l’obligation de la règlementation. D’ailleurs, les services déconcentrés dudit département ministériel ont fait à la tutelle le point des fructueuses opérations de contrôle qu’ils ont pu effectuer sur le marché depuis samedi dernier. Ainsi, 72 heures auront suffi pour que les sentinelles qui veillent sur la baisse des prix décidée par l’Etat procèdent à la saisie d’une quantité équivalente à 170 tonnes de marchandises. La majorité des marchandises sur lesquelles les contrôleurs du ministère du Commerce ont mis la main sont le riz, le sucre, la tomate, l’huile, le savon etc. Au terme de sa tournée qui l’a mené aux quartiers de Fass, Colobane, Ouakam, Hann-Maristes, Nord-Foire, le ministre du Commerce Amadou Niang s’est réjoui des bons résultats enregistrés par les services étatiques avec l’appui des forces de l’ordre.

Des responsables de l’Unacois décident de démonter l’arrêté portant baisse des prix

Réaffirmant la volonté de l’Etat de faire appliquer les nouveaux prix administrés, M. Niang prévient : «entre samedi et dimanche, plusieurs opérations de saisie ont été menées auprès de commerçants qui tentent de se dérober par rapport à l’arrêté du 1er février. Et l’Etat va veiller avec autorité au respect de la baisse des prix». Une persistance de l’autorité qui montre que tous les commerçants ne sont pas prêts à se plier à la décision du gouvernement d’abaisser les prix des denrées de grande consommation. Et M. Niang a rappelé hier qu’il a eu à impliquer dans la concertation du 2 février dernier les industriels, mais aussi les commerçants, pour que de pareils obstacles ne se dressent pas devant les consommateurs. Seulement, l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) invite à une conférence de presse. Au cours de celle-ci, certains de ses responsables, selon l’invitation parvenue à notre rédaction, veulent parler de : « la situation de confusion créée à la suite de la publication de l’arrêté ministériel portant baisse des prix de certaines denrées de première nécessité, les opérations de saisie de marchandises injustement orchestrées par le ministère du Commerce qui risquent d’installer un climat d’instabilité sans précédent, dans un contexte sociopolitique tendu presque partout en Afrique». La même document signé par Ousmane Sy Ndiaye, secrétaire permanent, ajoute : « nous nous sommes déjà donné les moyens de démontrer au cours de notre conférence de presse, avec preuve à l’appui, en quoi la baisse unilatéralement décidée par Le gouvernement ne peut s’appliquer en l’état, et les dispositions pertinentes que le gouvernement peut dans l’immédiat prendre pour opérer une baisse réalisable sans délai».
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5 Commentaires

  1. Auteur

    Binta27

    En Février, 2011 (15:55 PM)
    WA BANLIEU SATHIE REK AK FRAUDE
  2. Auteur

    Lolou

    En Février, 2011 (15:59 PM)
    AWA DIOP GABOU LA PLUS GRANDE ARNAQUEUSE SENEGALAIS
    • Auteur

      Popo

      En Février, 2011 (16:01 PM)
      avis de recherche awa diop gabon est recherche par les arabes surtout les marocains apres le gabon et la guinee equatorial maintenant place aux pays arabes
    Auteur

    Moi

    En Février, 2011 (16:11 PM)
    pourkoi bruler les marchandises!!!!!!!je pense k les redisribué aux populations qui en on besoin my guene k de les bruler!té brulé bi sax hamnané dékoy dégue rék ils vont se le partager défssi lou léne néx!!!!!
    Auteur

    Berlusconi

    En Février, 2011 (16:39 PM)
    cette fois ci je dit bravo a wade
    Auteur

    You Niang

    En Février, 2011 (07:15 AM)
    je pense l'état à fait un bon geste par rapport aux souffrances des populations en baissent les denrées de base::

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