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Des religieux musulmans et chrétiens s’engagent contre les médicaments de la rue

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Des religieux musulmans et chrétiens s’engagent contre les médicaments de la rue


Des religieux musulmans et chrétiens ont pris part, le jeudi 21 juillet 2016, à Dakar, à un atelier d’orientation sur la campagne nationale de sensibilisation sur les dangers liés à la consommation des médicaments de la rue, qui sera lancée du 24 juillet au 31 août 2016. La rencontre a eu lieu à la salle de conférence du Service National de l’Education et de l’Information Pour la Santé et était présidée par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament, le Professeur Amadou Moctar Dieye.

Celui-ci avait à ses côtés El Hadj Oumar Diène, Secrétaire général des imams et oulémas du Sénégal et l’Abbé Bernard Diouf, Responsable diocésain de la Pastorale de la Santé de l’Archidiocèse de Dakar

 
Organisée par le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, à travers la Direction de la Pharmacie et du Médicament, avec l’appui technique et financier de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Union Européenne, la campagne nationale de sensibilisation sur les dangers liés à la consommation des médicaments de la rue vise l’éradication du marché illicite des médicaments au Sénégal.
 
L’objectif de l’atelier était de mettre les participants au même niveau d'information pour sur la sensibilisation des fidèles face au fléau des médicaments de la rue au Sénégal. Obtenir ainsi, un engagement résolu des uns et des autres à l'issue des débats mutuellement instructifs, à travailler pour un changement de comportement des populations qui paient le plus lourd tribut sur le marché illicite des médicaments. 
 
Ces débats étaient d'autant plus indispensables et nécessaires que, dans nos sociétés, les leaders religieux jouent un rôle de premier plan dans le changement des comportements. C’est donc à juste raison qu’ils ont été ciblés, par les autorités publiques de la santé, parmi les mieux placés pour sensibiliser sur les dangers liés à la consommation des médicaments de la rue. 
 
C'est pourquoi, dans sa communication, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament, le Professeur Amadou Moctar Dieye a présenté aux participants le circuit administratif et technique ainsi que le contrôle scientifique préalables à la mise en vente de tout médicament au Sénégal. Il est également revenu sur les risques liés à la consommation des médicaments de la rue et les dangers de l’automédication.
 
Le Professeur Dieye n’a pas manqué, par ailleurs, d’indiquer aux leaders religieux les structures autorisées à vendre les médicaments, tels que les pharmacies, les hôpitaux et les postes de santé et les conditions requises pour garantir la qualité, la disponibilité et l’accessibilité des médicaments génériques ainsi que le droit des pharmaciens à substituer des médicaments prescrits.
 
A l'issue des débats intenses et fructueux, les chefs religieux ont convenu de barrer la route au marché illicite des médicaments et de dire « Non aux médicaments de la rue ». Ils se sont unanimement engagés à lutter farouchement contre marché illicite des médicaments qui comporte plusieurs dangers pour la vie des populations, particulièrement les plus pauvres. 
 
« Nous allons transmettre le message aux imams, pour qu’ils abordent la question du fléau des médicaments de la rue dans leurs prêches, dès ce vendredi. Nous nous engageons aussi à l’aborder dans nos différentes émissions religieuses musulmanes à la radio comme à la télévision », a déclaré l’iman El Hadj Oumar Diène.
 
Pour sa part, Abbé Bernard Diouf, a d’abord dénoncé l’attitude des ceux qui abusent de la pauvreté et de l’ignorance des populations pour mettre à leur disposition des produits nuisibles à leur santé, tels que les médicaments de la rue. Après avoir, ensuite, souligné la disponibilité de l’Eglise à combattre tout ce qui porte atteinte à la vie de l’homme et à sa dignité, il a promis de faire parvenir à l’Archevêque de Dakar les informations nécessaires, pour une implication de l’ensemble des structures diocésaines dans la campagne.
 


liiiiiiiaffaire_de_malade

6 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2016 (00:00 AM)
    EY OUMAR L'AMI DES ISRAÉLIENS PEUX TU ENGAGER LES IMAMS ?
  2. Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2016 (00:03 AM)
    parlez plutot de la concurrence avec les officines sinon lls ont de bons médicaments et pas chers
    Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2016 (01:18 AM)
    Les médicaments de la rue sont de faux médicaments. Ce n'est pas pour rien que les gens font tant d'années d'études pour être des pharmaciens et cela est valable dans tous les pays du monde. Acheter des médicaments avec des gens qui ne connaissent presque rien sur le médicament, c'est mettre sa vie en danger.

    Auteur

    Kiskis

    En Juillet, 2016 (03:52 AM)
    Je suis foncièrement contre les médicaments de la rue.

    Cependant il faut admettre que c'est la chère te de ces médicaments qui poussent les sénégalais à s'en procurer dans la rue.

    N'est ce pas une piste de réflexion mise de côté par les organisateurs.

    Oui le capitalisme n'éprouve pas de sentiments.

    En d'autres termes les pauvres peuvent crever.
    Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2016 (09:43 AM)
    meme ceux des pharmacies ne sont pas toujours ok. vigilance!
    Auteur

    Anonyme

    En Juillet, 2016 (13:06 PM)
    Qui les vendent ces faux medicaments, ceux sont tjrs des marabouts ( Keur Sarigne bis). Le mal de ce pays, ce n'est rien d'autre que c'est l'Islam.C'est difficile à dire, mais c'est la triste realité.

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