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DOSSIER - CHAMPIONNAT FOOTBALL PROFESSIONNEL : Le cafouillage dans lequel pataugent les clubs

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DOSSIER - CHAMPIONNAT FOOTBALL PROFESSIONNEL : Le cafouillage dans lequel pataugent les clubs

Annoncés en grande pompe par les responsables du football national, il y a de cela deux ans, le passage au professionnalisme et la mise sur pied du premier championnat de football professionnel au Sénégal ont été une priorité pour la Fédération sénégalaise de football dirigée par Maître Augustin Senghor et la Ligue professionnelle dont le patron est le vice-président de la Fédération, Louis Lamotte. Une priorité dont les contours demeurent des plus flous depuis deux saisons.

 
Les responsables du football national avaient tenu le pari de mettre sur pied un championnat professionnel avec un cahier de charges qui répondrait aux normes exigées. Ce grand projet, au demeurant révolutionnaire pour le sport roi au Sénégal, avec l’apport que comptent apporter les pouvoirs publics, tarde à se matérialiser depuis deux saisons, malgré une batterie de mesures en termes de financement d’aide pour chaque club professionnel) et d’infrastructures (des assiettes pour l’aménagement de terrains) qui vont dans le sens du passage au professionnalisme, sans toutefois soumettre une stratégie bien définie et une feuille de route bien précise, avec les règles et le cahier des charges soumis à nos clubs, appelés à quitter leur habit de formation amateur pour celui de société commerciale et professionnelle éligible pour prendre justement part à ce premier championnat professionnel, laissant ainsi la question du comment de ce passage au professionnalisme dans un flou total. Dans cette perspective, la Fédération sénégalaise de football avait donné les orientations aux formations de l’élite et de la D2, afin qu’elles se constituent en sociétés commerciales et préparent leurs dossiers pour le passage au professionnalisme. 
Le flou 
À partir de là, plusieurs clubs ont tenu des AG extraordinaires pour leur changement de statut et c’est là que les premières embûches sont apparues, notamment pour certains clubs qui se sont retrouvés dans un premier temps exclus de ce premier championnat. Un point où résident toute la cacophonie et le flou de ce passage annoncé au professionnalisme. En effet, à un mois du délai fixé pour le dépôt desdits dossiers, aucun texte de loi ni directives n’avaient encore vu le jour à ce propos pour gérer ce championnat professionnel, au moment où les rares directives annoncées n’avaient même pas été respectées par les clubs, sans parler de la grande énigme qu’est le cahier des charges auquel devront se soumettre nos clubs. Idem pour le statut du joueur professionnel et pour cette ligue professionnelle qui a eu à gérer la compétition professionnelle, qui demeure un secret de Polichinelle, pour la simple raison qu’aucun projet digne de ce nom avec une réelle stratégie n’avait été préparé pour la mise en œuvre de ce championnat. Une situation qui pousse à se demander si la Fédération sénégalaise de football et la Ligue nationale professionnelle sont les véritables pilotes de ce chantier de la professionnalisation du football, elles qui semblent naviguer à vue et tête baissée. Un passage au professionnalisme dont les contours sont loin d’être définis, avec le grand cafouillage dans lequel ne cessent de patauger les clubs de football, qui semblent avoir été pris de court et forcés de passer au professionnalisme, comme exigé par la Fifa et la Caf, avec cette peur de voir nos clubs privés de compétition interclubs avec leur statut actuel. Le championnat professionnel, lancé dans la précipitation, sans que personne n’entrevoie son aboutissement, reste l’une des grandes interrogations pour certains clubs qui ne disposent pas de moyens. 

CAHIER DE CHARGES DRACONIEN POUR LES CLUBS : La Fédération contourne les difficultés

Les clubs doivent ainsi satisfaire un cahier de charges déterminant les dispositions applicables au club professionnel et fixant les statuts des sociétés sportives, conformément aux règlements fixés par l’Instance fédérale et la Ligue. Mais aujourd’hui, la réalité est tout autre avec ce cahier de charges draconien pour les clubs qui n’arrivent pas à l’appliquer encore moins le respecter, obligeant du coup la Fédération à contourner certaines difficultés. 

Ainsi, les clubs sportifs professionnels s’engagent-ils à appliquer les conditions et obligations prévues par le présent cahier des charges, sous peine d’être privés de participation aux championnats professionnels. Ainsi, le club sportif professionnel est tenu, en matière d’entraîneurs et d’encadrement sportif et technique, de disposer de formateurs qualifiés, conformément à la réglementation en vigueur, d’entraîneurs munis de diplômes et titres prévus par les lois et règlements en vigueur, notamment l’équipe première senior du club, d’homologuer les contrats des entraîneurs par la Fédération sportive nationale concernée et d’un directeur technique, et d’assurer en plus l’encadrement sportif et technique. 
D’autre part, le club sportif professionnel est tenu, en ce qui concerne les joueurs, d’observer les dispositions légales et réglementaires en vigueur, notamment en matière de travailleurs étrangers, d’appliquer les règlements en matière de recrutement et de transfert de joueurs, de respecter les dispositions, d’homologuer les contrats de ses joueurs par la Lsfp selon des conditions de forme fixées, de disposer d’un minimum d’équipes de jeunes, d’équipes de joueurs amateurs et de joueurs professionnels tels que fixés par les règlements. 
Il faut également déclarer «ces joueurs auprès de l’administration fiscale et des organismes d’assurances sociales et de retraite» et leur transmettre, conformément aux procédures et dispositions législatives et réglementaires en vigueur, les déclarations des salaires, ainsi qu’à la Fédération et la Ligue professionnelle. Quant au recrutement des joueurs professionnels, il doit être conforme aux dispositions définies par l’instance. 
Si les clubs présents à la rencontre ont tous exprimé la volonté d’aller vers un championnat non amateur, certains ont préconisé d’y aller par étape, vu les difficultés liées à la nécessité du respect du cahier des charges, notamment l’érection de sociétés anonymes ne remplissant pas les dispositions de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (Ohada). Ainsi, pour contourner cette difficulté, la Fsf a suggéré aux clubs de s’organiser en sociétés commerciales respectant les dispositions de l’Ohada. La Fédération est aussi revenue sur le nombre de joueurs professionnels ramené de 25 à 18 au minimum comme le souhaite la majorité des clubs. 
Une licence pour les dirigeants 
Par ailleurs, tout dirigeant de club sportif professionnel doit être muni d’une licence de dirigeant délivrée par la Fédération et être soit actionnaire, soit associé, soit salarié du club. Sur un autre registre, tout club professionnel doit posséder ses propres installations sportives, un centre de formation, promouvoir la formation des jeunes talents sportifs et garantir par voie de conséquence la production de la performance dans toutes les catégories d’âge. 
Par ailleurs, le club sportif professionnel est tenu également, dans le volet financier, d’avoir des ressources financières suffisantes et compatibles avec les exigences de la compétition et en rapport avec ses activités, d’être transparent dans le paiement des salaires des joueurs ainsi que sa comptabilité, notamment ses comptes d’exploitation, le mécénat, etc. 
Une feuille de route extrêmement draconienne, mais tout à fait claire, pour les clubs sportifs. Et pour donner à tous les clubs les mêmes chances d’appliquer cette nouvelle réglementation, la Fsf et la Lsfp ont décidé de reporter le début du championnat à la fin septembre prochain. 

Absence de transparence et de rigueur dans la gestion

Le football sénégalais a entamé depuis deux saisons le démarrage du premier championnat de football professionnel. Au-delà du prestige avec un nombre de clubs record, les dirigeants et les principaux acteurs du football au Sénégal sont tenus par l’obligation de résultat, celui de réussir ce projet. Il est vrai que les débuts demeurent toujours difficiles et laborieux. Le président de la Ligue nationale de football, Louis Lamotte avait averti que la première saison serait celle de la transition. En ce sens, il y aurait inévitablement des manques, voire des imperfections qui devront être corrigés. 
Pour le moment, le professionnalisme n’est qu’à ses balbutiements en ce sens que les mesures prises par l’Etat ne sont pas encore concrétisées dans leur totalité sur le terrain. A titre d’exemple, les infrastructures et autres installations sportives ne sont pas encore dégagées. Il en est de même pour les subventions et autres aides financières. Toutefois, les clubs ne devraient pas se focaliser sur des aspects ne relevant pas de leurs compétences, mais d’entamer déjà leur restructuration. 
La plupart des clubs continuent de fonctionner avec une organisation loin de traduire leur transformation en sociétés par actions. Des clubs ne voient dans le professionnalisme que les subventions promises par l’Etat et continuent de confondre actionnaires et sponsors. Les contrats de joueurs devaient être conformes aux nouvelles dispositions et ces derniers ne devraient plus percevoir leurs salaires et primes dans des sachets ou enveloppes, en espèces, et pas toujours respectés. 
Ces joueurs sont appelés à être déclarés à la sécurité sociale pour payer leurs impôts. La période de transition de l’amateurisme vers le professionnalisme gagnerait ainsi à être écourtée au minimum. À cet effet, une décantation interviendra inévitablement, et seuls les clubs ayant réussi leur métamorphose continueront à bénéficier des bienfaits du professionnalisme recommandé par la Fifa. 
La transparence et la rigueur dans la gestion, notamment financière des clubs, devraient sonner le glas de plusieurs dirigeants qui se sont sucrés depuis des lustres des avantages que leur procurait le football alors qu’ils ont toujours clamé leur statut de «bénévoles». Le passage au professionnalisme ne devrait en aucun être la réplique de l’expérience du désengagement des entreprises des clubs. Depuis lors, des trabendistes, voire des repris de justice ont pu investir le football national pour gérer des clubs avec l’argent de l’Etat. Le professionnalisme, dont les tentatives de son instauration avaient échoué dans les années 1990 en raison de la confusion entre professionnalisme et argent, est appelé à réussir. Le Sénégal est également appelé à mener à bien ce projet décidé par la Fifa dans le cadre de la mondialisation, puisqu’à partir de 2012, les clubs ne disposant pas d’une licence professionnelle ne participeront pas aux compétitions internationales. 

La non-maîtrise du calendrier des compétitions

En séminaire à Saly, le week-end dernier, les responsables de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) ont annoncé le début des compétitions pour le 17 décembre prochain. Et la fin de la saison 2010-2011 est fixée pour le 31 juillet 2011. 
Mais, en réalité, ce ne sont que des intentions. Car, cette année, la situation risque d'être pire que lors des deux premières saisons d'expérimentation du football pro au Sénégal. En effet, beaucoup de facteurs défavorables font dire que le calendrier ne sera pas respecté. Forcément, il y aura de fortes perturbations qui vont prolonger les compétitions au-delà des délais impartis. 
Le premier blocage auquel les organisateurs seront confrontés, c'est la disponibilité en temps réel des infrastructures. Le plus grand problème se situe au niveau du stade Demba Diop, qui a été imposé par les autorités comme une arène nationale. À ce sujet, il faut souligner que les promoteurs de lutte, qui casquent 500 000 francs pour y organiser une seule journée, on déjà fait des réservations de dates pour des affiches alléchantes de ténors. Là où les clubs de football ne versent qu'une modique somme de 25 000 francs pour la mise à feu. Et comme il est prévu un arbitrage pour les utilisateurs, il va sans dire que le respect du calendrier dépendra en partie de la programmation des manifestations de lutte. 
Le problème est rendu plus compliqué par le fait qu'aucun club, à l'exception de Diambars, de Ngor (Ligue 2), ne dispose de son propre terrain où il reçoit ses visiteurs. Ils squattent donc des infrastructures appartenant à l'Etat ou aux municipalités. Alors que c'était l'une des exigences du cahier de charges pour l'admission à la Lsfp. Et là-où le bât blesse, c'est encore que presque tous les clubs ont demandé à se faire domicilier à Demba Diop. Aussi, il arrive que pour des raisons extra-sportives, des clubs demandent à recevoir sur un autre terrain. C'est le cas du Port qui s'est retrouvé à Alassane Djigo. Il en est ainsi de l'Uso qui a choisi le stade Ngor pour rencontrer Pikine, avec tout ce que cela a créé comme désagréments. 
L'autre imprévu qu'il faut prendre en comprendre, c'est la déprogrammation des rencontres pour indisponibilité du service d'ordre. Même si le président de la Lsfp, Louis Lamotte, semble ne pas être très inquiet à ce sujet : «Nous venons d’avoir quelques garanties relatives à la sécurité. Il sera possible d’avoir un service d’ordre (sécurité) pour organiser convenablement le championnat». 
Pour pallier ces impairs majeurs, l’alternative est d'organiser en semaine. Ce qui est loin d'être une garantie pour avoir le public. La plupart des clubs n'ayant pas de base affective ni de sponsors pour accompagner l'équipe, l'organisation sera forcément déficitaire. Car, ce sera avec des gradins quasi vides que se dérouleront les rencontres. 

Les règles bafouées à propos du paiement des salaires

Les clubs sont éligibles dans les différents championnats sur la base d'un cahier de charges. Mais il se trouve que le règlement en vigueur n'est pas souvent respecté. C'est notamment le cas à propos du paiement des salaires des joueurs. Et pourtant, il existe une Commission de contrôle des gestions, chargée de veiller à l'application stricte et rigoureuse des textes. Mais cela n'a pas empêché certains clubs d'être véreux. L'entrée dans l'ère du professionnalisme au Sénégal n'est pas une réussite. Le football non-amateur, contrairement à ce que l’on pense est un calvaire pour les joueurs et entraîneurs qui ont du mal à percevoir leurs salaires. Nonobstant le règlement de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) qui stipule que Les clubs qui prennent part à ce championnat doivent avoir sous contrat 25 footballeurs divisés en deux groupes. Un premier groupe de 18 joueurs qui émargent à hauteur de 75 000 francs minimum et un second groupe de 7 joueurs qui sont payés à un minimum garanti de 50 000 francs. Ces salaires concernent la Ligue 1. Quant à la Ligue 2, le club doit disposer de 25 joueurs ayant une rémunération de 50 000 francs minimum, selon le même cahier de charges. Mais au regard des normes édictées par la Fédération, ces règles sont loin d’être respectées. Dans nombre de cas, on a eu vent de mouvement d'humeur de joueurs menaçant d'aller en grève pour exiger le versement d'arriérés de salaires. Mais ces cas sont vite étouffés par les dirigeants qui, craignant un forfait préjudiciable à leur club, négocient des acomptes avec leurs employés. Ce qui est paradoxal, c'est qu'au lieu de porter l'affaire devant les instances compétentes, les joueurs ou les entraîneurs concernés par les arriérés de salaires dénoncent les manquements à travers la presse. Une méthode qui, apparemment, semble efficace. Car de peur de voir le dossier atterrir entre les mains des juristes de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp), les clubs s'exécutent rapidement. Des clubs comme l’Asc Yaakar, Renaissance de Yoff, Saloum en Ligue 1 et Kaffrine en Ligue 2 doivent des arriérés de salaires à leurs employés. En plein milieu de championnat de Ligue 1, les joueurs de Yaakar de Rufisque ont réclame haut et fort leurs salaires. Une fronde à être même menée par ces derniers qui réclamaient plusieurs mois de salaires. Il a fallu l’intervention de bonnes volontés, dont l’ancien international Ousmane Sène Blay. Le cas patent est celui de l'entraîneur de Saloum, Pape Ibrahima Faye. Ce dernier a quitté le banc du club fanion de Kaolack pour l'Us Gorée sans entrer dans ses fonds. Alors que son ancien employeur reste lui devoir plus d'un million de francs Cfa. A la Renaissance sportive de Yoff aussi, le problème de salaires est une réalité. Idem pour Kaffrine qui n’arrive toujours pas à honorer ses engagements vis-à-vis de son ancien coach Salif Diallo «Socrates». Et la liste est loin d’être exhaustive. À vrai dire, ce règlement à l'amiable des conflits empêche la Commission de contrôle d'exercer son pouvoir de sanction des clubs mauvais payeurs. Car, le règlement à l'amiable des litiges a pris le dessus sur la procédure contentieuse. Le cas patent est celui de l'entraîneur de Saloum, Pape Ibrahima Faye. Ce dernier a quitté le banc du club fanion de Kaolack pour l'Us Gorée sans entrer dans ses fonds. Alors que son ancien employeur reste lui devoir plus d'un million de francs Cfa. Finalement, depuis sa mise en place, en 2009, date de création de la Lsfp, le Comité de contrôle dirigé par Lamine Diop de la Linguère de Saint-Louis se limite à l'examen des dossiers d'éligibilité au football professionnel. C'est dans ce cadre que Kawral de Vélingara a été recalé pour n'avoir pas satisfait aux critères d'éligibilité. Parmi les critères essentiels, il y a l'exigence d'un budget de 50 millions de francs Cfa pour la Ligue 1 et de 40 millions pour la Ligue 2. En plus, les clubs sont tenus de justifier la disponibilité d’au moins 50% de ce budget Il y a aussi le rejet du dossier de l’Us Rail de Thiès pour intégrer la Ligue 2. La commission, ayant constaté l’absence de société, encore moins de Sarl (Société anonyme à responsabilité limitée) pour accompagner le club, a classé le dossier du club thiessois.

Alioune Badara Sow joueur de la Renaissance de Yoff : «Le football professionnel n’est que la poudre aux yeux»

DOSSIER - CHAMPIONNAT FOOTBALL PROFESSIONNEL : Le cafouillage dans lequel pataugent les clubs
Il misait beaucoup sur le football professionnel, mais son rêve s’est transformé en cauchemar. Formé à Elite football, Alioune Badara Sow a intégré la Renaissance de Yoff durant la saison 2008-2009 alors que l’équipe était en deuxième division. Le jeune milieu de terrain et ses partenaires parviennent à faire monter l’équipe phare du village de Yoff en Ligue 1. Avec l’avènement du foot pro, Alioune Badara Sow qui pensait pouvoir désormais vivre de son art a vécu l’enfer. Récit d’un joueur amer qui estime que le football pro au Sénégal n’est que de la poudre aux yeux 
«Je suis un joueur de la Renaissance de Yoff et je fais partie aussi des premiers footballeurs professionnels au Sénégal. Je me rappelle encore que nous avions signé nos contrats à la veille du premier match de championnat. Je devais percevoir 65 000 francs par mois mais je n’ai reçu que 50 000 après plusieurs matches et 25 000 francs pour toute la saison», explique le joueur. Ce dernier de poursuivre : «c’est pourquoi je dis que ce championnat professionnel ne l’est que de nom. En plus, c’est une grande déception pour moi car lorsque j’ai appris que le championnat allait être professionnalisé, j’ai été très enchanté de l’idée et je pensais qu’on pouvait aussi bénéficier de salaires mensuels. Mais tel n’a pas été le cas puisque ceux qui avaient l’habitude de nous aider pensaient que nous n’étions plus dans le besoin», dit-il. Alioune Badara Sow n’a pas mis de gants pour fustiger l’ingratitude des dirigeants de la Renaissance Sportive Yoff surtout après sa blessure. «Les dirigeants ont été ingrats avec moi. Je me suis blessé et je suis resté cinq mois sans jouer ; et lorsque je suis revenu à Yoff, on m’a fait savoir que je n’étais pas retenu dans la liste. Il fallait me voir ce jour-là. J’étais tellement triste et abattu après m’être battu pour revenir à mon meilleur niveau. Aujourd’hui, j’en déduis que tout ce que l’on dit à travers la presse n’est pas vrai. Le football pro est un calvaire pour les joueurs qui s’entraînent deux fois par jour alors qu’ils n’ont pas de moyens. Après cet épisode malheureux avec Yoff, Alioune Badara Sow qui joue dans le club de son quartier Asc Doolé Gui de Grand Yoff dont il est le capitaine attend son heure pour rebondir. Mais il lui faudra s’armer de courage pour retrouver un bon club en Ligue 1, surtout qu’il rêve de porter le maillot national. 

LAMINE DIOP, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE CONTRÔLE : «On n'a été saisi que d’un cas de salaires impayés, qui est à l'étude»

Le bruit a couru partout. Mais au niveau de la Commission de contrôle de gestion, il n'en est rien. Car, les nombreux cas soulevés ne sont pas posés sur la table du bureau du président Lamine Diop. 
Interpellé sur l'absence de sanctions à l'encontre des clubs véreux, Lamine Diop marque son étonnement en révélant qu'un seul cas est actuellement soumis à son appréciation. «Nous sommes une instance chargée de contrôler la gestion des clubs. Mais nous n'avons pas le pouvoir d'auto saisine. Pour connaître un cas, il faudrait qu'on soit officiellement saisi par un employé. Ça peut être un joueur ou un entraîneur qui nous demande de l'aider à régulariser sa situation. Malheureusement, ça n'a jamais été le cas pour la plupart des dossiers agités. À ma connaissance, on n'a été saisi que d’un cas de salaires impayés, qui est à l'étude. Pour le reste, ce sont des rumeurs et des écrits dans la presse. Et de telles allégations ne peuvent pas fonder notre intervention. Car, nous travaillons sur la base de documents écrits par les employés qui réclament la réparation d'un préjudice suite à un salaire impayé», indique le responsable. 
Même s'il est avéré qu’un club a gravement violé le cahier de charges ou alors que des cas d'arriérés de salaires portés à la connaissance des contrôleurs sont manifestes, la sanction suprême n'est pas automatique. «Si ce sont des retards de salaires, le contrôle est exercé de manière rigoureuse pour aider l'employé à entrer dans son dû. Si c'est le cahier de charges qui n'est pas respecté, on est aussi dans l'obligation de sanctionner. Mais il faut dire que la sanction suprême n'est pas automatique. On passe toujours par un certain nombre de procédures, et quand elles ne sont pas respectées, on passe à la vitesse supérieure. C'est dire qu’il y a des sanctions intermédiaires avant d'arriver à la sanction suprême qui est la rétrogradation», précise Lamine Diop. 


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3 Commentaires

  1. Auteur

    Jean

    En Novembre, 2010 (20:34 PM)
    stl j demande es k nous vivons un chapionnat football pron? les salaires des joueurs nos payer des equipes ki ont des problemes kome as pikine
  2. Auteur

    Saliou

    En Novembre, 2010 (05:27 AM)
    mais leuzz fo nekke way gissoumala de leuzz mba yangi si diame
    Auteur

    Lsfp.sn

    En Janvier, 2015 (19:00 PM)
    au moins maintenant la Ligue fait un effort avec un nouveau site Web www.lsfp.sn

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