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Sport

Lamine Faty, secrétaire général de la CAA : « Le Sénégal peut récupérer Kassé Hann »

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Kassé Hann, athlète Sénégalais
Le Sénégal pourrait toujours récupérer Mamadou Kassé Hann. C’est la conviction de Lamine Faty, le Secrétaire Général de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA). 

Lamine Faty a confié dans une interview accordée à Sud Quotidien et à Stades, que le spécialiste de 400 mètres haies, jadis coqueluche de l’athlétisme sénégalais et qui était considéré comme un digne successeur d’El Hadji Amadou Dia Bâ, ne se sent pas à l’aise dans sa décision de prendre la nationalité française. Pour M. Faty rien n’est encore perdu. Le secrétaire général de la CAA est également revenu sur le dernier congrès de l’instance africaine, le départ de Lamine Diack de la présidence de l’IAAF. Sur ce, il confie que ce soit Sebastian Coe ou Serguey Bubka, l’Afrique votera pour un programme qui prendra en charges ses préoccupations.

Que pensez-vous du changement de nationalité de Mamadou Kassé Hann ?

C’est une grosse perte pour le Sénégal. C’est le meilleur de sa spécialité pour nous sénégalais. C’est une fierté. Quand un athlète de cette dimension change de nationalité c’est une grosse perte. On aurait souhaité qu’il reste courir pour le Sénégal. Maintenant, où se situe les responsabilités ? Il faut les chercher partout. Peut être au niveau de l’Etat, de la fédération ou de la structure familiale de l’athlète.
Les règlements sont là. Tout le monde les connait. Aujourd’hui, est ce qu’on a une chance de voir Kassé Hann courir sous les couleurs du Sénégal ? Je pense que oui. Selon les informations que nous avons reçues, l’athlète n’est pas très à l’aise sur sa décision de changer de nationalité. Nous sommes tous des êtres humains. Il peut nous arriver à un certain moment de notre vie de prendre une décision et après qu’on n’ait pas cette satisfaction morale.

Serait-il le cas pour Kassé Hann ?

Apparemment, j’aurais appris que c’est le cas pour lui. Il a dénoncé tout ce qu’il a dénoncé, mais ce n’est pas de gaité de cœur qu’il a pris cette décision. Il est simplement allé voir ailleurs parce qu’il espère que pour ces objectifs et ses ambitions, les conditions au Sénégal ne lui suffisent pas. Il faut espérer qu’il revienne parce qu’il n’est pas trop tard. Mais tout cela doit se faire sur la base de certaines promesses. Il est parti pour chercher des conditions meilleures. Si on peut lui assurer de conditions meilleures, il peut le faire.

Au-delà des changements des nationalités, l’Afrique est aussi confrontée à un autre problème : c’est la mise à disposition de ses athlètes dans certaines compétitions ? Lors de la dernière coupe intercontinentale à Marrakech, la sélection africaine avait beaucoup misé sur Murielle Ahouré (Côte d’Ivoire) et Blessing Okagbare (Nigeria) qui sont finalement déclarées forfait. Blessures diplomatiques ou humeurs des managers ?

L’absence de ses deux athlètes ne constitue, à elle seule, notre échec. Notre équipe féminine a été assez faible. Toutefois, je suis d’accord avec vous. Nous l’avons même évoqué en conseil. Nous avons même sollicité l’IAAF, en leur demandant de mettre des garde-fous pour que pendant une compétition, qu’aucun athlète n’ait à prendre un prétexte quelconque pour faire faux bond à son équipe continentale. Les deux athlètes nous ont donné les raisons de leur absence que nous sommes obligés de prendre en compte. Mais, ça ne nous plait pas du tout, parce que ce n’est pas la première fois. Il est arrivé, dans beaucoup d’éditions de cette compétition que des athlètes fassent des défections simplement parce qu’ils ne veulent pas venir ou qu’ils ont d’autres raisons qu’ils n’ont jamais communiquées. Au moins, cette fois, nous avons exigé des explications que nous avons obtenues. Nous avons aussi saisi les fédérations nationales avant de saisir l’IAAF.

Quid de l’emprise des managers ?

Le président Diack a répondu à cette question en nous rappelons que ce sont les fédérations elles-mêmes qui délivrent des licences aux managers.

Sebastian Coe ou Serguey Bubka, l’Afrique votera pour qui ? Un nom ou un programme ? 

L’Afrique votera pour un programme. Nous n’avons pas de problème de faciès. Aucun des deux candidats ne souffrira non plus du délit de faciès. L’Afrique a des revendications. Celui qui sera prêt à porter les nôtres gagnera nos voix.

Le président Hamad Kalkaba Malboum a été réélu pour la 4ème fois à la tête de la confédération africaine d’athlétisme par consensus. Est-ce que vous approuvez la philosophie du consensus ? 

Effectivement, il y a eu un consensus. Mais, il faut reconnaitre que ça n’a pas été facile au départ. Il y a beaucoup de velléités, de positionnements. Il y a des candidatures qui se sont intéressées à la présidence et qui ont été manifestées jusqu’à la dernière minute. Il a fallu les regrouper, leur parler pour enfin qu’ils acceptent de se retirer et de donner la place à d’autres. Pour ce faire, nous avons procédé par régions. Ensuite, le consensus a prévalu parce que nous avons des enjeux du futur avec le départ du président Diack de la tête de l’IAAF. Pour le renouvellement des membres africains au Conseil de l’IAAF, nous avons voulu mettre en avant des gens assez expérimentés qui puissent catalyser beaucoup d’énergie, pour pouvoir renforcer, la position du continent à l’échelle international en dehors de l’influence de Lamine Diack.
Pour de tels enjeux, il fallait porter le choix sur de nouveaux candidats, qui n’avaient pas forcément une très grande connaissance du système et de l’environnement sportif international.
C’était très important pour que la CAA puisse arrimer les nouveaux membres du conseil de la CAA aux futures candidatures au sein du conseil de l’IAAF. Et puis trouver un juste équilibre entre ces candidatures et ceux que nous voudrions élire au niveau du conseil de l’IAAF. C’est la principale motivation de ce consensus qui a prévalu lors du congrès à Addis-Abeba.
Mais, il faut aussi reconnaitre que le consensus est une tradition que le président Diack nous a léguée. Il a toujours fait prévaloir cette notion qui est une notion bien africaine.

Et la démocratie dans cette notion de consensus à l’africaine ?

Il y a beaucoup de gens qui l’ont récusé et qui disent que c’est un principe antidémocratique. Mais, nous n’obligeons pas les candidats à accepter les propositions consistant à se retirer au profit d’autres. Nous avançons des motifs et des motivations assez convaincants. C’est pour prouver à l’arrivée que ce n’est pas un principe antidémocratique.

Est-ce qu’on peut avoir une idée des candidats que la CAA veut porter au sein du conseil de l’IAAF ?

Le principe qu’on a arrêté consiste à faire en sorte que toutes les régions de la confédération soient représentées au niveau de l’IAAF. Mais il n’y a pas l’équilibre puisque les régions ne sont pas égales en équilibre. Je prends l’exemple de la région Ouest qui regroupe 16 pays et celle de région Sud qui regroupe 14 pays. Mais au niveau de la CAA nous avons fait en sorte que toutes les régions soient représentées. Et c’est ce même principe que nous voulons pour le conseil de l’IAAF.

Et avec le départ de Diack pensez vous que nous allons prendre le risque de les perdre devant la nouvelle donne mondiale ?

Il y a des candidats sortants,  trois ou quatre, qui ont un vécu en tant qu’athlète et en tant que dirigeant. Nous avons aussi des prétentions au-delà de 5 candidats, l’Afrique souhaite avoir un 6ème poste qui sera attribué à une femme.

Au-delà d’augmenter le nombre d’africains au conseil de l’IAAF, qu’est ce que l’athlétisme africain peut s’attendre du nouveau bail de quatre ans du président Malboum, pour booster cette discipline ?

Nous avons comme souci de faire obtenir plus de ressources pour un autofinancement de l’athlétisme africain. Nous sommes en mesure de le faire parce que nous avons un bon système de compétitions. Depuis quelques années, nous organisons de très bons championnats africains juniors et seniors qui sont très relevés. Au lieu de se baser uniquement sur les financements de l’instance internationale, il faut que la CAA soit en mesure de financer son développement en dotant les fédérations nationales de budget assez conséquent pour faire de la recherche et de détections notamment le kid’s athlétics. Aujourd’hui, il faut assoir l’athlétisme africain sur la base de fonds propres.

C’est un gros challenge qui donne l’impression que la CAA supplante les Etats ?

Nous n’avons pas la prétention de nous supplanter à l’Etat. Nous n’avons jamais cessé de dire à nos membres d’être toujours en bons termes avec nos Etats de qui, elles tirent leur lettre de mission. Le président Kalkaba Malboum a d’ailleurs demandé à l’Union Africaine de porter le plaidoyer de la confédération auprès des gouvernements africains pour un meilleur soutien à notre discipline et à notre sport. Parce que l’Etat est le premier bailleur du sport en Afrique.

Pourquoi en Afrique, l’athlétisme peine à être perçu comme un produit vendable pour attirer les sponsors ?

L’athlétisme peut être un produit assez intéressant et vendable. L’athlétisme n’est pas suffisamment connu comme il devait l’être. Le système éducatif est porteur d’espoir pour l’universalisation de cette discipline. L’athlétisme doit réellement prendre sa place sur l’échiquier sportif.

En termes de résultats, de médailles, quelle est la place de l’Afrique dans l’athlétisme mondial ? 

Il ne faut pas en rougir. Si on sort les cas exceptionnels de l’Ethiopie et du Kenya, le train ne bouge pas. La réalité est qu’il y a de grands trains qui sont l’Ethiopie, le Kenya et autres. Et à côté il y a les wagons. Est-ce que ces wagons ont un  contenu à la mesure de nos attentes ?  Malheureusement non ! Il faut se remettre en cause. Il y a la population de la lutte qui constitue autant de talents qui  puisse être une source de recrutement pour cette discipline.

Source : Sud Quotidien

liiiiiiiaffaire_de_malade

6 Commentaires

  1. Auteur

    Khoule

    En Avril, 2015 (20:30 PM)
    Pourquoi faire il a renier ses origines on en veut pas warone na goree tout le temps entrain de pleurer dans les medias on dirait que les prairies de François Hollande n'engraissent plus traite que tu es faudrait meme pas l'accepter a l'aeroport de Dakar :emoshoot:  :emoshoot:  :fblike:  :bindeu:  :bindeu: 
    • Auteur

      Reply_athlé

      En Avril, 2015 (20:15 PM)
      fichez-lui la paix :down:  :down: \nqu\'est ce que l\'etat lui propose apres sa carriere, meme pas un verre d\'eau, alors laissez-le preparer son avenir, il a assez fait pour son pays :sn:  :sn: 
  2. Auteur

    Anonyme

    En Avril, 2015 (21:03 PM)
    LE SENEGAL A D AUTRES CHATS A FOUETTER. LA JEUNESSE EST PLEINE D AUTRES KASSE HANN. BON CHANCE TOUT DE MEME POUR KASSE. :jumpy2:  :jumpy2:  :jumpy2: 
    Auteur

    Djambar

    En Avril, 2015 (21:22 PM)
    je suis d'accord avec lui complétement. Si la France peut te permettre de progresser avec encadrement digne de ce nom et une meilleure considération.nC'est même égoïste de ta part d'hésiter par rapport à ta famille et tes parents.nSi tu deviens un jour champion, nous serons tous fier de toi et du nom sénégalais.nLa nationalité c'est dans le cœur, la carte n'est qu'administrative.nnBonne chance et bosses bien car les français vont te rappeler tes origines sénégalaises si tu perds trop.nnDjom ak foula rek. merci pour tout ce que tu as déjà fait et fera pour le Sénégal.
    Auteur

    Anonyme

    En Avril, 2015 (22:02 PM)
    On veut pas de traitre il pensait que l herbe est plus verte en France on veut rien savoir de lui :nono:  :nono:  :nono: 
    Auteur

    Anonyme

    En Avril, 2015 (11:58 AM)
    Auteur

    Demal Rek

    En Avril, 2015 (17:44 PM)
    Kassé, demal rek, Sa ngelaw nangou

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